Harry Potter et le mystère de la chouette effraie
“Alors,
ils viennent te prendre quand ?”
Après le déjeuner (épinards et fromage blanc), Harry était passé dans le salon, en attendant l’arrivée des Weasley, où son oncle relisait son journal.
“- Dans une demi-heure, et comme la dernière fois !
répondit Harry.
- Quuuooooiiii ?”
rugit l’Oncle Vernon, en jetant un oeil à sa montre.
Il sursauta, sortit précipitamment de la pièce, se remémorant
sûrement ce qui s’était passé l’année précédente, et s’enferma dans la cuisine
avec Dudley et la Tante Pétunia. Il revint deux minutes plus tard.
“Et qu’ils ne s’attardent pas !” hurla-t-il à Harry,
avant de s’enfermer à nouveau dans la cuisine.
Un peu plus tard, Harry, monta dans sa chambre, pour
descendre ses affaires dans le salon.
“- Ah, enfin ! On commençait à se demander si tu ne t’étais pas perdu en route ! lança
une voix familière, quand Harry revint dans le salon, traînant sa valise.
- Ron ? Vous êtes déjà là ?” s’exclama Harry, avec
étonnement, en s’adressant à un des trois garçons roux, debout devant la
cheminée, accompagnés de leur père.
Ron, adossé
contre le mur, le visage criblé de taches de rousseurs, Fred et Georges, les
jumeaux de la famille, eux aussi scolarisés à Poudlard et qui y commencerait,
cette année, leur septième et dernière année, à Gryffondor et batteurs de
l’équipe de Quidditch. Leur père travaillait au ministère de la Magie, au
bureau de détournement de l’artisanat Moldus et était passionné par tout ce qui
touchait aux Moldus. Exceptionnellement, il ne s’intéressait pas à tout ce qui
se trouvait dans le salon.
“- Ben, à priori, oui ! répliqua Fred.
- Eh ! Où est ton
cousin, Harry ? demanda Georges, les yeux pétillants.
- Dans la
cuisine, avec ses parents !
- Ah ! Dommage !
Et où est Hedwige ?” demanda Fred, apercevant la cage vide de la chouette.
Harry adressa un regard entendu à Ron. Pour tous, excepté
Harry et ses amis et le directeur de Poudlard, Sirius, le parrain d’Harry,
était considéré comme un dangereux meurtrier, en fuite. En public, Harry et ses
amis le surnommaient Sniffle.
“- Te voilà bien curieux tout d’un coup ! se moqua Harry.
Elle est de corvée courrier !
- Bon, faudrait
peut-être penser à y aller ! intervint Mr Weasley. Les Moldus vont finir par
venir dans le salon !
- Mouais ! Mais,
papa, si j’étais toi, j’m’inquièterai pas trop pour ça ! Ils risquent pas de
vouloir nous revoir, après le coup des Pralines-Longue-Langue ! rigola Fred,
jetant un regard de connivence à son jumeau.
- Et tu es fier
de ça, en plus ! s’énerva son père. Ce n’est pas comme ça que ces Moldus feront
confiance à des sorciers, si on n’arrête pas de leurs faire des farces ! Bon,
on y va, ou votre mère va finir par venir voir ce qu’on fabrique ! ajouta-t-il,
sans doute peu désireux de risquer de se retrouver face à face avec les
Dursley, sûrement à cause de l’incident des Pralines-Longue-Langue et du salon
dévasté. Incendio !” lança-t-il, pointant sa baguette magique vers la cheminée
où un feu ardent s’alluma aussitôt.
“- Fred, tu passe en premier ! ordonna Mr Weasley à un
des jumeaux, après avoir jeté, dans le feu, de la poudre de cheminette.
- D’accord !
accepta Fred en se dirigeant vers le foyer aux flammes verte émeraude. Le
Terrier ! annonça-t-il avant de pénétrer dans les flammes.
- Georges, vas-y
avec les affaires de Harry !
- Pas de
problème, p’pa ! assura Georges, prenant aussitôt la valise de Harry et la cage
vide. Le Terrier ! ajouta-t-il à son tour en s’enfonçant dans le foyer.
- Harry, Ron,
allez-y tous les deux, ensemble ! continua Mr Weasley en se tournant vers eux.
- OK ! Viens
Harry ! lança-t-il en se dirigeant vers la cheminée, suivit par Harry, qui ôta,
par précaution, ses lunettes et les rangea dans sa poche. Le Terrier !”
s’exclamèrent-ils avant de disparaître dans les flammes.
Après une brève balade en spirale, les deux amis ralentirent
et finirent leur course devant l’âtre de la cheminée, dans la cuisine des
Weasley où, Mrs Weasley, une femme un peu dodue et bienveillante, s’affairait
près de l’évier.
“- Bonjour, Harry ! le salua-t-elle en l’apercevant. Tu
as passé de bonnes vacances ?
- Aussi bien
qu’elles peuvent l’être, chez les Dursley ! répondit Harry, remettant ses
lunettes. Merci pour les petits pâtés et les Fondants, ils étaient délicieux !
- Mais, c’était
tout naturel ! On n’allait pas te laisser mourir de faim chez ces Moldus ! Fred
et Georges ont déjà monté tes affaires !
- Harry, on va
faire un tour dans le jardin ? proposa alors Ron.
- Si tu veux !”
accepta Harry, suivant Ron, qui sortit par la porte de derrière.
Arrivés dans la cour, ils aperçurent un chat orangé
(appartenant à Hermione), aux pattes arquées et au faciès aplati, somnolant sur
le banc en pierre près de l’entrée.
“- Salut Pattenrond ! lança Harry au chat qui ouvrit,
paresseusement les yeux, avant de les refermer presque immédiatement. Hermione
est déjà rentrée de Bulgarie ? demanda-t-il à Ron.
- Non ! Mais,
elle a demandé à ma mère si on pouvait garder Pattenrond ici, pendant les
vacances ! lança Ron. J’espère qu’elle profite bien de son Viktor !
ajouta-t-il, sarcastiquement.
- Arrête, jaloux
! le taquina Harry. En plus, c’est grâce à l’amitié entre Hermione et Krum, que
tu as pu avoir son autographe !
- D’accord ! Mais
admet qu’elle a beaucoup de chance ! Je ne connais personne qui a déjà eu
l’occasion d’entrer dans la maison du plus grand attrapeur du monde !”
Viktor Krum, l’attrapeur de l’équipe Bulgare de Quidditch, était, lors du tournoi des trois sorciers, venu à Poudlard, et avait un faible pour Hermione, qui avait accepté d’être sa cavalière, lors du bal de Noël. Il l’avait, par la suite, invitée à venir passer chez vacances chez lui, ce qu’elle avait accepté, au plus grand dépit de Ron.
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